


Le terme "véranda", familier en Belgique, date de la deuxième moitié du 19ème siècle. Les coloniaux britanniques ramenèrent le mot "vérand'ah" de leur colonie indienne où ils faisaient référence à une terrasse ouverte, attenante à l'habitation. Bien que la véranda ne soit connue comme salle de séjour que depuis quelques décennies, son histoire est pourtant longue et complexe. Les Romains créèrent déjà à leur époque une sorte de serre avec des plaques de mica, qui servait d'abri contre le froid aux plantes exotiques originaires de leurs colonies. En même temps que la culture classique, cette technique est remontée à la surface au cours de la Renaissance italienne des 15ème et 16ème siècles. Des explorateurs entreprenants partirent à la découverte de continents d'outre-mer et ramenèrent des légumes, des fruits, des épices et des plantes décoratives. Les agrumes exotiques et les oranges devinrent les symboles de richesse dans les cours du Sud. Ces constructions ont fait progressivement leur chemin dans d'autres pays d'Europe Occidentale.
Au fur et à mesure que les possibilités techniques se développaient, les orangeries devenaient plus grandes et plus belles. Le pavillon de jardin devenait progressivement un endroit où l'habitat aimait aussi séjourner.
Pendant la Révolution industrielle du 19ème siècle, les nouveautés technologiques se succédaient très rapidement. Les panneaux en verre et les solives en fonte devenaient plus solides et plus légers, et couvraient des surfaces toujours plus grandes. A la même époque, les britanniques amenèrent la véranda de leurs colonies en Inde. La Grande- Bretagne était alors le berceau d'une culture de véranda très particulière. Les nouvelles constructions devenaient toujours plus grandes et plus ingénieuses avec des réalisations monumentales, comme le Crystal Palace (la plus grande serre jamais construite à ce jour, plus de 8 hectares) à Londres en 1851, symbole de l'architecture du fer, ce type de construction va fleurir dans toute l'Europe. La "greenhouse" ou jardin d'hiver couvert avait évolué pour devenir un "conservatory" ou pièce en rez-de-jardin sophistiquée.
L'âge d'or de la véranda se situe dans la période victorienne. Jusque-là, la véranda était uniquement une affaire de nobles et de bourgeois nantis. Cependant, au tournant du siècle, ce type de construction devenait à la portée de tout le monde. La véranda devint plus simple et standardisée, et, par conséquent, moins chère. Avec l'avénement de la Première Guerre mondiale, l'économie fut paralysée en même temps que la production de la véranda et les changements n'interviendront qu'après la Deuxième Guerre mondiale. Pendant les années cinquante, l'économie allait connaître un nouvel essor, les « golden sixties » annonçaient une nouvelle période de richesse. La véranda prenait son second souffle.
Le constructeur belge a joué d'emblée un rôle de protagoniste dans ce marché unique. Il est parvenu à rallier de manière créative et originale le look britannique et la minutie allemande dans une toute nouvelle image de la véranda "beau et solide", telle est la devise commerciale de "Les Vérandas 4 Saisons" et telle est la réputation que nous avons voulu nous forger. Le jardin d'hiver devenait de plus en plus fonctionnel et pouvait même être transformé en cuisine, living, en bureau ou en café ou restaurant. Au fil des années, la Belgique s'est forgée une renommée internationale comme berceau de la véranda habitable. Une acquisition qui démontre amplement qu'un petit pays peut être très grand.


